Fini le cul, vive le nu

Afin d’exister dans la concurrence sans merci du marché de la musique, les artistes américains utilisent depuis longtemps toutes les armes du marketing.
Le clip a été longtemps un support privilégié. Mais les chaînes musicales ont aujourd’hui moins d’audience et elles ont délaissé les vidéoclips depuis l’explosion d’internet et de Youtube.
Les artistes pour émerger sur les plateformes vidéos avaient alors privilégié le dénudé, et ce n’est pas snoop dog qui nous démentira.

Manifestement cela ne suffit plus. Une étape a été franchie cet été avec le co-branding institutionnel ou comment donner une caution culturelle et artistique à son œuvre…
Prince avait initié ce mouvement déjà il y a quelques années au grand Palais mais la démarche n’est jamais allée aussi loin que les exemples ci-dessous.

Jay Z et sa performance au MOMA où il interprète pendant 6 heures d’affilée avec notamment la performeuse Marina Abramovic

Lady Gaga qui n’hésite pas à s’autoproclamer héritière de Warhol depuis plusieurs années (le clip téléphone ! ) qui sort bientôt son album Artpop, a tourné très récemment avec Robert Rodriguez, le réalisateur de Machete Kills en référence direct avec les séries Z des années 70, et enfin vient d’assurer le buzz en collaborant avec (encore elle…) Marina Abramovic

Kanye West qui puise son inspiration au Louvre et dans Le Corbusier pour écrire son dernier album, album qui est un virage dans l’œuvre de l’artiste et est considéré aujourd’hui comme un chef d’œuvre.

Il est certain que les artistes garderont leur ADN. Mais leurs oeuvres comprendront plusieurs niveaux de lecture, auront plusieurs strates en termes de communication. Pas d’inquiétude, Lady Gaga sera toujours à moitié nue dans ses clips. De sexy pour une certaine partie de la population, sa prestation sera de l’ordre de la performance pour d’autres. Voir à ce sujet les articles de presse sur le live de lady gaga pour son dernier titre Applause aux MTV Award’s – de provocatrice, elle est devenue une performeuse pour une partie de la presse. En clair, elle ne perd pas son public originel, elle en recrute d’autres.

Cette dernière tendance peut sembler rapidement tourner en bouche mais on ne peut qu’applaudir à ses artistes qui sont aussi de véritables génies du marketing (les inventeurs du co-branding content !) et savent détecter voire provoquer les tendances au bon moment. Et leurs choix sont aussi de véritables paris.

En tous cas, nous, on pense que Rihanna va se trouver une passion dans pas longtemps pour la Renaissance Italienne, niche peu exploitée encore… 🙂

A suivre comme on dit

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